Tu t’intéresses à la robotique industrielle et à l’automatisation des usines au Québec : as-tu déjà imaginé concevoir des systèmes où des bras robotiques, des PLC et des capteurs travaillent ensemble pour produire mieux et plus vite ? Si oui, le métier d’Ingénieur en automatisation (robotique industrielle) pourrait être celui qui te fait vibrer.
Description du poste
L’Ingénieur en automatisation conçoit, programme, installe et optimise des systèmes automatisés pour remplacer ou améliorer des tâches humaines en milieu industriel. Dans le contexte québécois, tu interviendras dans des secteurs variés : agroalimentaire, aérospatial (surtout autour de Montréal et Québec), pharmaceutique, fabrication métallique, électronique, et usines de transformation.
Quotidien du métier
Ton quotidien varie selon la phase du projet :
- conception en bureau (schémas électriques, sélection d’automatismes, simulations),
- programmation et tests en atelier (PLC, robots, HMI, SCADA),
- mise en service (commissioning) sur site chez le client,
- dépannage et optimisation en production,
- collaboration avec l’équipe d’ingénierie, production, maintenance, fournisseurs et clients.
Tu partages ton temps entre bureau (conception et documentation) et terrain (mise en service, essais, formation). Des déplacements réguliers vers des usines au Québec peuvent être nécessaires.
Tâches principales
- Évaluer les besoins et rédiger les spécifications techniques pour des cellules robotisées et des systèmes automatisés.
- Concevoir l’architecture de contrôle : PLC, interfaces HMI, réseaux industriels, sécurité fonctionnelle.
- Programmer des automates (Siemens, Rockwell/Allen‑Bradley, Schneider) et des robots (ABB, FANUC, KUKA, Yaskawa).
- Intégrer capteurs, actionneurs, variateurs, systèmes de vision et asservissement de mouvement.
- Tester, déboguer et mettre en service les systèmes sur site.
- Rédiger la documentation technique, schémas électriques et manuels d’entretien.
- Former le personnel de production et maintenance.
- Assurer la conformité aux normes de sécurité (CNESST, normes CSA) et aux exigences qualité.
- Participer à la maintenance préventive et à l’amélioration continue (Lean, Six Sigma).
Formation requise
Pour exercer comme Ingénieur en automatisation au Québec, le parcours typique passe par un baccalauréat en génie. D’autres voies existent, mais la reconnaissance professionnelle par l’Ordre des ingénieurs du Québec est souvent nécessaire pour porter le titre d’ingénieur.
Diplômes (DEP, DEC, BAC)
- DEP : programmes vocations (ex. mécanique industrielle, mécanique d’usinage) peuvent constituer un point d’entrée pour des postes techniques, mais ne remplacent pas le BAC pour le titre d’ingénieur.
- DEC : un DEC en techniques de génie mécanique ou en techniques d’électronique industrielle te prépare à devenir technologue. Plusieurs techniciens évoluent vers l’automatisation et peuvent ensuite poursuivre des études universitaires.
- BAC : un Baccalauréat en génie est recommandé : génie électrique, génie mécanique (avec concentration en automatisation/mécatronique), génie de la production automatisée. Pour travailler comme ingénieur et t’inscrire à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), le BAC est la voie principale.
Durée des études
- DEP : 1 à 2 ans selon le programme.
- DEC : 2 à 3 ans.
- BAC en génie : généralement 4 ans (varie selon programme et co‑op). Les parcours coopératifs (alternance travail‑études) ajoutent de l’expérience mais pas nécessairement du temps d’études.
Après le BAC, pour obtenir le droit d’exercer sous le titre d’ingénieur, l’OIQ exige généralement 48 mois (4 ans) d’expérience pertinente supervisée, ainsi que la réussite de l’examen de déontologie et du questionnaire professionnel.
Où étudier ?
Voici des établissements québécois offrant des programmes pertinents :
Universités (BAC en génie) :
- École de technologie supérieure (ÉTS) — programmes en génie de la production automatisée, génie électrique : https://www.etsmtl.ca
- Université de Sherbrooke — génie mécanique, génie électrique, options robotique : https://www.usherbrooke.ca
- Université Laval — génie électrique, génie mécanique : https://www.ulaval.ca
- McGill University — génie mécanique et électrique (anglophone) : https://www.mcgill.ca
- Concordia University — génie électrique et informatique : https://www.concordia.ca
- Université de Montréal / Polytechnique Montréal — génie électrique/mécanique : https://www.polymtl.ca
Cégeps (DEC techniques utiles comme passerelle) :
- Cégep Édouard‑Montpetit — Techniques de génie mécanique : https://www.cegepmontpetit.ca
- Cégep de Trois‑Rivières — Techniques d’électronique industrielle et maintenance industrielle : https://www.cegeptr.qc.ca
- Dawson College — programs techniques en génie électrique (anglophone) : https://www.dawsoncollege.qc.ca
Ressources officielles :
- Ordre des ingénieurs du Québec : https://www.oiq.qc.ca
- Emploi‑Québec (information sur les professions et formation) : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca
Salaire et conditions
Les salaires varient selon la région du Québec, le secteur (aérospatial, pharmaceutique, agroalimentaire), la taille de l’entreprise et tes compétences spécialisées (robotique, PLC avancé, vision industrielle).
- Salaire débutant (ingénieur junior) : généralement entre 55 000 $ et 75 000 $ CAD par année au Québec, selon l’employeur et la région.
- Salaire expérimenté / senior : pour un ingénieur en automatisation avec 5–10 ans d’expérience, les salaires se situent souvent entre 80 000 $ et 110 000 $ CAD. Pour des postes de chef d’équipe, chef de projet ou spécialiste très recherché, il n’est pas rare d’atteindre 120 000 $+.
- Avantages fréquents : régime d’assurance collective, REER collectif, prime d’assiduité, formation continue, parfois participation aux bénéfices, véhicule ou allocation pour les déplacements selon les responsabilités de mise en service.
Pour des données officielles et à jour consulte :
- Emploi‑Québec et les fiches de métier : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca
- Job Bank (Gouvernement du Canada) pour salaires par région et profession : https://www.jobbank.gc.ca
Perspectives d’emploi
Le Québec est un terreau favorable pour l’automation et la robotique industrielle : l’aérospatial (Montréal), l’agroalimentaire (Centre‑du‑Québec), la pharmaceutique (Montréal–Laval), et la fabrication métallique embauchent régulièrement. La tendance vers l’Industrie 4.0, la pénurie de main‑d’œuvre dans certaines régions et la volonté d’optimiser la production rendent la demande pour les ingénieurs en automatisation assez solide.
Ressources officielles sur la demande et perspectives :
- Emploi‑Québec (perspectives par profession et région) : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca
- Ordre des ingénieurs du Québec — profil de la profession et marché : https://www.oiq.qc.ca
Compétences clés
Soft skills
- Résolution de problèmes : diagnostiquer et corriger rapidement des systèmes complexes.
- Communication : expliquer des concepts techniques à des non‑ingénieurs (production, direction).
- Travail d’équipe : collaborer avec électriciens, mécaniciens, techniciens et gestionnaires.
- Gestion de projet : planifier, prioriser et respecter les délais et budgets.
- Adaptabilité : technologies et exigences évoluent rapidement; tu dois apprendre en continu.
- Rigueur et sens de la sécurité : garantir la conformité aux normes et la sécurité des opérateurs.
Hard skills
- Maîtrise des automates programmables (PLC) : Siemens, Allen‑Bradley/Rockwell, Schneider.
- Programmation de robots industriels : ABB, FANUC, KUKA, Yaskawa (langages propriétaires et modèls de trajectoire).
- Connaissance des réseaux industriels : Ethernet/IP, Profinet, Modbus, Profibus.
- Systèmes SCADA / HMI : Wonderware, Ignition, Siemens WinCC, Rockwell FactoryTalk.
- Capacité en contrôle de mouvement, PID, asservissement, servo‑moteurs.
- Compétences en vision industrielle et capteurs (Cognex, Keyence).
- Lecture et conception de schémas électriques (IEC), EPLAN ou autres outils CAO électrique.
- Logiciels de simulation et calcul : MATLAB/Simulink, LabVIEW, AutoCAD, SolidWorks.
- Programmation (C/C++, Python, ladder logic, structured text).
- Connaissance des normes et sécurité industrielle (CSA, ISO, règlement CNESST).
Avantages et inconvénients
Avantages
- Métier stimulant et varié : tu conçois, programmes, testes et vois le résultat concret de ton travail.
- Salaire compétitif et bonnes perspectives au Québec, surtout dans certains secteurs (aérospatial, pharmaceutique).
- Fort potentiel d’évolution : chef de projet, spécialiste en robotique, gestion d’équipe, entrepreneur.
- Possibilité de voyager au Québec pour mises en service et projets.
Inconvénients
- Responsabilité importante : erreurs de conception peuvent coûter cher et poser des risques de sécurité.
- Périodes de travail intense lors de mises en service (heures longues, on‑call).
- Nécessité d’un apprentissage continu pour rester à jour.
- Parfois travail en environnements bruyants ou potentiellement dangereux (usine), malgré la présence d’équipements de protection.
Avis d’expert
Si tu veux percer comme Ingénieur en automatisation au Québec, voici quelques conseils pratiques :
- Poursuis un BAC en génie reconnu par l’Ordre des ingénieurs du Québec. La simplicité d’accès au titre et la crédibilité professionnelle en dépendent.
- Accumule expérience pratique : stages coop, emplois d’été dans des ateliers, projets robotisés. L’expérience terrain fait souvent la différence.
- Maîtrise au moins un PLC et un robot à un niveau opérationnel. Les employeurs recherchent des profils capables de mettre les mains dans le code dès le départ.
- Développe des compétences en communication et en gestion de projet : ce sont des leviers pour accéder à des postes de coordination et de direction.
- Inscris‑toi à l’OIQ dès que possible après ton BAC et planifie ton chemin pour répondre aux exigences d’expérience supervisée.
- Reste curieux des normes et enjeux locaux : sécurité (CNESST), normes CSA et exigences des clients québécois.
FAQ
Peut‑on devenir Ingénieur en automatisation sans avoir un BAC en génie ?
Oui et non. Tu peux travailler en automatisation comme technologue ou technicien avec un DEC et accumuler de l’expérience. Pour porter légalement le titre d’ingénieur et bénéficier de certains emplois et responsabilités, le BAC en génie est requis au Québec, ainsi que l’inscription à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).
Comment fonctionne l’inscription à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) ?
Après un BAC en génie (de préférence d’un programme accrédité), tu dois soumettre une demande d’admission à l’OIQ. L’OIQ évalue ton dossier, supervise la période d’expérience professionnelle (généralement 48 mois), et exige la réussite d’un examen professionnel. Consulte le site officiel : https://www.oiq.qc.ca
Quelles entreprises québécoises embauchent des ingénieurs en automatisation ?
Parmi les employeurs fréquents : entreprises d’aérospatial (ex. PME et fournisseurs autour de Montréal), grandes usines agroalimentaires (Centre‑du‑Québec), entreprises pharmaceutiques et fabricants industriels. Des intégrateurs d’automatisation spécialisés (systèmes et robotique) recrutent aussi régulièrement. Recherche « automatisation » et « robotique industrielle » sur les sites d’emploi québécois et locaux.
Si j’ai un diplôme étranger, comment faire pour travailler au Québec comme ingénieur en automatisation ?
Tu dois faire évaluer ton diplôme par l’OIQ pour la reconnaissance. L’OIQ peut demander des preuves supplémentaires (cours manquants, expérience) et tu devras respecter les mêmes exigences d’expérience et d’examen que les diplômés locaux. Consulte : https://www.oiq.qc.ca
Quels sont les secteurs d’avenir en automatisation au Québec ?
Les secteurs porteurs sont l’aérospatial, la pharmaceutique, l’agroalimentaire, la fabrication avancée et les PME manufacturières qui investissent dans l’Industrie 4.0. Les projets d’automatisation et de robotisation pour compenser la pénurie de main‑d’œuvre font croître la demande.
(Pour des informations à jour sur les salaires, perspectives et réglementation, consulte les sites de l’Ordre des ingénieurs du Québec et d’Emploi‑Québec : https://www.oiq.qc.ca et https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca)
