Secteur Primaire (Agriculture, Forêt, Mines)

Devenir Ouvrier en production serricole (Travail en serres : tomates concombres fleurs) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

Devenir Ouvrier en production serricole (Travail en serres : tomates concombres fleurs) au Québec

Tu te sens attiré par le travail avec les plantes, le rythme de la serre et l’idée de produire des tomates, concombres ou fleurs toute l’année au Québec? Ce métier peut te convenir si tu aimes le travail physique, la précision et les gestes répétitifs qui mènent à un produit de qualité.

Description du poste

Tu seras ouvrier en production serricole si tu travailles dans des serres commerciales où l’on cultive tomates, concombres, fleurs (roses, chrysanthèmes, plantes ornementales) et autres végétaux. Le travail se déroule dans des installations contrôlées (température, humidité, lumière) et vise la production continue et homogène.

Quotidien du métier

Ton quotidien varie selon la saison, le type de culture et la taille de l’entreprise, mais comporte souvent :

  • Arriver tôt pour vérifier les conditions climatiques de la serre (température, humidité, ventilation).
  • Réaliser des opérations de plantation, rempotage, tuteurage, palissage (surtout pour tomates et concombres).
  • Effectuer l’irrigation (goutte à goutte, micro-aspersion) et ajuster la fertilisation.
  • Faire la taille, l’ébourgeonnage, la pollinisation manuelle ou assistée (pour certaines cultures).
  • Récolter et préparer les produits (tri, emballage, étiquetage).
  • Surveiller et contrôler les ravageurs et maladies (pièges, inspections, traitements approuvés).
  • Tenir des registres de production (lots, dates, intrants, rendement).
  • Participer à l’entretien général (réparations légères, nettoyage, entretien mécanique d’équipements).
  • Respecter les normes de sécurité et d’hygiène alimentaire.

Tâches principales

  • Surveillance et ajustement de l’environnement de culture (chauffage, ventilation, ombrage).
  • Plantation et transplantation des semis.
  • Irrigation et application des engrais liquides ou organiques.
  • Taille, ébourgeonnage, guidage des plants.
  • Récolte et tri des tomates, concombres et fleurs selon normes de qualité.
  • Emballage et préparation pour l’expédition ou la vente.
  • Détection et contrôle des insectes, maladies et mauvaises herbes.
  • Utilisation et entretien des équipements (chaufferie, systèmes d’irrigation, chariots, tunnels).
  • Respect et application des protocoles phytosanitaires et d’hygiène alimentaire.
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Formation requise

Il n’existe pas toujours une formation unique obligatoire pour devenir ouvrier en production serricole, mais des formations spécifiques augmentent tes chances d’emploi et ton efficacité sur le terrain.

Diplômes possibles

  • DEP (Diplôme d’études professionnelles) : DEP en horticulture ou DEP en production horticole. Ce diplôme vise les compétences pratiques recherchées par les employeurs.
  • AEC (Attestation d’études collégiales) : Programmes courts spécialisés en production sous serre ou horticulture commerciale. Souvent choisis par les adultes en reconversion.
  • DEC (Diplôme d’études collégiales) technique : DEC en technologies de la production horticole ou en techniques animales/agronomiques selon l’offre; ce diplôme est plus théorique et technique.
  • Baccalauréat (BAC) : Baccalauréat en agronomie ou en sciences horticoles (Université Laval, par exemple) pour des postes de supervision, recherche ou gestion de production.

Durée des études

  • DEP : généralement de quelques mois à 1 an selon le programme et la formule (temps plein).
  • AEC : souvent entre 6 et 18 mois selon la spécialisation.
  • DEC technique : habituellement 2 à 3 ans (programme technique).
  • Baccalauréat : environ 3 ans au Québec (après le cégep), pour les programmes en agriculture/agronomie.

Où étudier ?

Voici des pistes pour trouver des formations au Québec :

  • Institut de technologie agroalimentaire (ITA) — campus de Saint-Hyacinthe et La Pocatière : propose des programmes liés à la production agricole et horticole. https://www.ita.qc.ca
  • Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation — Université Laval : programmes de baccalauréat en sciences agricoles/agronomie. https://www.fsaa.ulaval.ca
  • Réseau des centres de formation professionnelle (CFP) : plusieurs CFP offrent un DEP en horticulture ou des formations en production végétale. Recherche via le portail du gouvernement : https://www.quebec.ca/formationprofessionnelle
  • Emploi-Québec / Orientation et formation : répertoire des programmes et formations offerts dans la province. https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca

Avant de t’inscrire, vérifie les programmes offerts localement (certaines écoles ont des formations spécifiques pour la production sous serre).

Salaire et conditions

Salaire débutant vs expérimenté

  • Salaire débutant : souvent autour du salaire minimum ou légèrement au-dessus. En pratique, beaucoup d’ouvriers en serre débutent entre 16 $ à 20 $/heure (varie selon la région, l’employeur et les compétences).
  • Salaire expérimenté : avec plusieurs années d’expérience et des compétences techniques (gestion climatique, conduite d’équipements, encadrement), tu peux atteindre 20 $ à 28 $/heure, voire plus pour les postes de contremaître ou technicien spécialisé.
  • Postes de supervision ou techniques (technicien en serre, gestionnaire de production) : 25 $ à 35 $/heure ou salaire annuel correspondant.
A lire :  Devenir Technicien de la faune (Gestion des populations animales et halieutiques) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

Ces chiffres sont indicatifs. Consulte les offres d’emploi locales et les conventions collectives éventuelles pour connaître les taux actuels.

Conditions de travail

  • Environnement intérieur mais soumis aux variations contrôlées de température et humidité. Peut être chaud et humide en été, frais en hiver selon la culture.
  • Travail physiquement exigeant : station debout, port de charges, gestes répétitifs.
  • Horaires : parfois travail tôt le matin, rotation selon les besoins de récolte, horaires saisonniers ou à l’année selon l’entreprise.
  • Normes de sécurité, hygiène alimentaire et utilisation d’équipements mécaniques.
  • Possibilité de travail à temps plein, à temps partiel ou saisonnier selon la structure de production.

Perspectives d’emploi

  • La demande pour des produits locaux et hors saison (serres chauffées) maintient une demande stable pour les ouvriers serricoles.
  • Possibilités accrues dans les régions productrices comme la Montérégie, la Montérégie-Ouest, la Montérégie-Est, la région de Saint-Hyacinthe et le Centre-du-Québec.
  • Pour plus d’informations officielles sur les perspectives d’emploi et les statistiques, consulte :

Compétences clés

Soft skills (compétences personnelles)

  • Rigueur et souci du détail pour respecter les normes de qualité.
  • Endurance physique et capacité à travailler debout et à porter des charges.
  • Autonomie et sens des responsabilités.
  • Capacité d’observation pour détecter rapidement ravageurs et maladies.
  • Travail d’équipe : tu collaboreras avec collègues, techniciens et gestionnaires.
  • Flexibilité : horaires variables, tâches diverses selon la saison.

Hard skills (compétences techniques)

  • Maîtrise des techniques de plantation, taille et palissage.
  • Connaissance des systèmes d’irrigation et de fertilisation.
  • Capacité à utiliser et entretenir équipements de serre (pompes, chauffages, systèmes automatisés).
  • Connaissances de base en entomologie et pathologie végétale pour la prévention et le contrôle.
  • Capacités en maîtrise de l’environnement (paramétrage chauffages, ventilation, lumières).
  • Hygiène alimentaire et traçabilité des lots.
  • Connaissance des règles d’utilisation des produits phytosanitaires et des équipements de protection (formation requise selon l’employeur).

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Travail souvent stable et continu, surtout dans les grandes productions commerciales.
  • Permet de travailler près de la nature et de voir le fruit de ton travail quotidien.
  • Possibilités d’évolution vers des postes techniques ou de supervision.
  • Demande constante pour des produits locaux, donc potentiel d’emploi raisonnable.
  • Formation professionnelle accessible et parfois prise en charge par des programmes locaux.
A lire :  Devenir Technicien en environnement (Échantillonnage de sols eau air) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

Inconvénients

  • Travail physiquement exigeant et répétitif.
  • Conditions parfois chaudes et humides selon la culture et la saison.
  • Exposition possible à des produits phytosanitaires si les protocoles ne sont pas strictement respectés.
  • Rythme lié à la production : périodes plus intenses (récoltes, plantings).
  • Salaire de départ parfois proche du salaire minimum selon l’employeur.

Avis d’expert

Si tu veux te lancer comme ouvrier en production serricole, mise d’abord sur la pratique : cherche un stage, un contrat saisonnier ou du bénévolat dans une serre pour valider ton intérêt. Les entreprises valorisent beaucoup l’expérience terrain : la capacité à reconnaître un problème sanitaire, à ajuster un système d’irrigation ou à effectuer une récolte propre vaut souvent plus que des diplômes seuls.

Investis dans des certifications courtes en sécurité, WHMIS, et en hygiène alimentaire — elles sont souvent demandées. Si tu veux progresser, complète ton profil par une formation technique (AEC/DEC) ou un baccalauréat en agroenvironnement/production végétale pour viser des postes de gestion.

Enfin, développe une spécialisation (ex. tomates cerises, concombres longue culture, production de fleurs coupées sous haute densité) : les producteurs recherchent des employés capables de maîtriser une culture spécifique et de proposer des améliorations de rendement.

FAQ

Quels certificats sont obligatoires pour travailler en serre au Québec?

Tu dois possiblement détenir des formations en sécurité (WHMIS) et en hygiène alimentaire. Certaines tâches (application de traitements phytosanitaires) exigent des formations spécifiques ou une certification selon la réglementation et l’employeur. Consulte MAPAQ et ton employeur pour les exigences précises.

Est-ce un métier saisonnier ou à l’année?

Les serres commerciales fonctionnent souvent à l’année, surtout pour tomates, concombres et fleurs en production chauffée. Certaines petites opérations ou cultures spécifiques peuvent être saisonnières. La situation dépend de la taille de l’entreprise et du type d’installation.

Faut-il aimer le travail physique pour réussir?

Oui. Le métier demande de l’endurance physique, la capacité de rester debout longtemps, de porter des charges et d’accomplir des gestes répétitifs. Si tu préfères un travail moins physique, vise plutôt des postes administratifs ou de recherche liés à la serre après une formation.

Quelles régions du Québec offrent le plus d’emplois serricoles?

Les régions autour de Saint-Hyacinthe, la Montérégie, le Centre-du-Québec et certains secteurs près de Québec et Montréal concentrent des serres commerciales. Consulte les offres locales via Emploi-Québec.

Comment évoluer dans ce métier?

Tu peux évoluer vers des postes de préposé technique, technicien en serre, contremestre, ou gestionnaire de production. Des formations complémentaires (AEC, DEC, BAC) et l’expérience sur des cultures spécialisées accélèrent la progression.


Les informations ici sont centrées sur le contexte du Québec. Pour des détails sur les formations locales et les perspectives d’emploi, visite les sites officiels : MAPAQ (https://www.mapaq.gouv.qc.ca), Emploi-Québec (https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca), et l’Institut de technologie agroalimentaire (https://www.ita.qc.ca).

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