Éducation et Services de garde.

Devenir Professeur(e) dʼuniversité (Recherche et enseignement) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

As-tu déjà envisagé de faire carrière comme professeur(e) d’université au Québec, à la fois pour enseigner et rechercher dans ton domaine? Ce métier combine la transmission des connaissances, la conduite de recherches originales et la participation à la vie universitaire. Si tu aimes approfondir un sujet, encadrer des étudiants et contribuer à avancer la connaissance, le rôle de professeur(e) d’université (recherche et enseignement) mérite d’être exploré.

Description du poste

Le/la professeur(e) d’université au Québec enseigne à des étudiantes et étudiants de niveau universitaire, mène des programmes de recherche, publie des résultats, cherche du financement et participe à la gouvernance de son département ou faculté. Le poste peut être à temps plein (titulaire, professeur agrégé/professeur titulaire) ou à contrat (chargé de cours, chargé de recherche, professeur adjoint).

Quotidien du métier

Ton quotidien varie selon la période de l’année (semestre, période de recherche, sessions d’évaluation), la discipline et ton statut (titulaire ou contractuel). Une journée typique peut inclure :

  • Préparer et donner des cours ou séminaires.
  • Rencontrer et encadrer des étudiantes/étudiants (projets, mémoires, thèses).
  • Rédiger et réviser articles scientifiques, demandes de subventions, rapports.
  • Participer à des réunions de département, comités et comités d’éthique.
  • Superviser des laboratoires ou des équipes de recherche.
  • Évaluer des travaux et examiner des candidatures aux programmes.
  • Diffuser des résultats auprès de la communauté (conférences, vulgarisation).

Tâches principales

  • Élaborer des syllabus, cours magistraux et activités pédagogiques.
  • Donner des cours, diriger des séminaires et des ateliers.
  • Encadrer des stages, mémoires et thèses (maîtrise et doctorat).
  • Concevoir et mener des projets de recherche.
  • Rédiger des demandes de financement et gérer des budgets de recherche.
  • Publier dans des revues scientifiques et participer à des conférences.
  • Participer aux comités universitaires et activités administratives.
  • Faire de la vulgarisation scientifique et des collaborations avec l’industrie ou la communauté.
  • Évaluer et recruter du personnel étudiant et postdoctoral.
A lire :  Devenir Enseignant(e) en formation professionnelle (DEP) (Enseigne un métier : mécanique coiffure etc.) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

Formation requise

Pour accéder à un poste de professeur(e) d’université impliquant recherche et enseignement, la norme au Québec est l’obtention d’un doctorat (Ph.D.), souvent complétée par une ou plusieurs années de postdoctorat et une expérience pédagogique.

Diplômes (DEP, DEC, BAC)

  • DEP / DEC : Non requis pour le poste de professeur d’université, mais le DEC (technique ou préuniversitaire) fait partie du parcours éducatif québécois avant le baccalauréat.
  • BAC (Baccalauréat) : Obligatoire; il s’agit du premier diplôme universitaire (3 ans la plupart du temps pour étudiants ayant un DEC).
  • Maîtrise (M.Sc., M.A.) : Souvent requise en chemin vers le doctorat; 1 à 2 ans.
  • Doctorat (Ph.D./Doctorat) : Presque toujours exigé pour un poste menant à la titularisation; durée variable (généralement 3 à 6 ans après la maîtrise).
  • Postdoctorat : Fréquent pour renforcer le dossier de recherche (1 à 3 ans ou plus).

Durée des études

  • Baccalauréat : environ 3 ans pour les étudiants issus du cégep, parfois 4 ans selon le programme.
  • Maîtrise : 1 à 2 ans.
  • Doctorat : 3 à 6 ans (selon discipline et progression).
  • Postdoctorat (facultatif mais fréquent) : 1 à 3 ans.
    Au total, compte souvent 8 à 12 ans d’études et de formation après le secondaire pour être compétitif pour un poste menant à la tenure.

Où étudier ?

Voici quelques universités québécoises où poursuivre des études en vue d’une carrière professorale (liens externes) :

Liens utiles :

Salaire et conditions

Les salaires varient selon la discipline, le statut (titulaire vs contractuel), l’université et l’expérience. Les régimes salariaux sont souvent précisés dans les conventions collectives universitaires.

  • Salaire d’entrée (assistant / chargé de cours à temps plein) : généralement autour de 70 000 $ à 95 000 $ CAD par année pour un poste menant à la titularisation ou un poste professoral junior.
  • Salaire intermédiaire (professeur agrégé / associate professor) : typiquement 90 000 $ à 130 000 $ CAD.
  • Salaire expérimenté (professeur titulaire / full professor) : peut varier de 110 000 $ à 200 000 $ CAD selon discipline, ancienneté et activités de recherche/consultation.
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Les charges salariales et avantages sociaux dépendent de la convention collective et de l’établissement : régime de retraite, assurances, congés, soutien à la recherche (allocations, locaux, laboratoires), allocations pour conférences et frais de mobilité. Les titulaires ont une sécurité d’emploi (tenure) après un processus d’évaluation; les chargés de cours contractuels peuvent avoir une précarité d’emploi et rémunération souvent inférieure.

Pour connaître les grilles salariales précises, consulte les pages RH ou les conventions collectives des universités (ex. Université de Montréal, Université Laval, McGill).

Perspectives d’emploi

Les perspectives dépendent fortement de la discipline. Les sciences (STIM) et certains domaines appliqués peuvent offrir plus d’occasions que des disciplines humaines où la concurrence est plus forte. Globalement :

  • Demande stable pour enseignants-chercheurs qualifiés dans les domaines en croissance (technologies, santé, génie).
  • Forte concurrence pour les postes permanents; nombreux doctorant(e)s et postdoctorant(e)s pour un nombre limité de postes.
  • Possibilités d’emploi hors université : centres de recherche, industrie, organismes publics, consultance, transfert technologique.

Sources et informations officielles :

  • Emploi-Québec (perspectives générales) — https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca
  • Sites RH et conventions collectives des universités (consulte directement les universités listées ci-dessus).

Compétences clés

Soft skills

  • Communication : capacité à expliquer des concepts complexes à des publics variés.
  • Pédagogie : savoir concevoir et adapter des enseignements.
  • Autonomie et discipline : gestion de projets longs (recherches, thèses).
  • Gestion du temps : concilier enseignement, recherche, administration.
  • Leadership et mentoring : encadrement d’étudiants et d’équipes.
  • Collaboration : travail en équipes interdisciplinaires ou partenariats externes.
  • Résilience : gérer le stress des évaluations, des rejets de subventions ou publications.

Hard skills

  • Maîtrise méthodologique propre à ta discipline (méthodes quantitatives/qualitatives, techniques de laboratoire, modélisation, etc.).
  • Rédaction scientifique et connaissance des processus de publication.
  • Conception de projets et demandes de subvention.
  • Présentation orale pour colloques, enseignement et diffusion.
  • Compétences informatiques : logiciels statistiques, gestion bibliographique, plateformes d’enseignement en ligne.
  • Encadrement académique : valeur des étapes de thèse, comités, évaluation scientifique.

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Liberté académique : choisir tes sujets de recherche et ta manière d’enseigner.
  • Impact : former la relève et contribuer à la connaissance.
  • Stabilité (si titulaire) : sécurité d’emploi et avantages sociaux.
  • Réseau : collaborations nationales et internationales.
  • Possibilités de financement : subventions, fruits de la recherche, partenariats avec l’industrie.
  • Horaires flexibles : possibilité d’organiser ton temps (surtout en période de recherche).
A lire :  Devenir Technicien(ne) en travaux pratiques (Laboratoires de sciences) au Québec : Salaire, Formation et Avenir.

Inconvénients

  • Longue formation : nombreuses années d’études et d’attente avant un poste stable.
  • Concurrence élevée : peu de postes permanents face à beaucoup de diplômés.
  • Charge de travail : combinaison enseignement, recherche, administration et évaluation.
  • Précarité possible : plusieurs années en postes contractuels ou chargés de cours.
  • Pression à publier et à obtenir des financements : critères de performance qui peuvent être stressants.
  • Salaire variable selon discipline et statut.

Avis d’expert

En tant qu’expert en orientation professionnelle au Québec, je te dis : si tu veux devenir professeur(e) d’université pour la seule reconnaissance sociale, réfléchis encore. Mais si ta motivation est la passion pour la recherche, le désir d’enseigner et la volonté de t’investir sur le long terme, alors ce chemin peut être extrêmement gratifiant. Priorise :

  • Un dossier de recherche solide : publications de qualité, collaborations, visibilité.
  • De l’expérience pédagogique : enseignement, supervision d’étudiants, innovation pédagogique.
  • La création d’un réseau : conférences, collaborations inter-universitaires, partenariats avec l’industrie ou organismes publics.
    Planifie financièrement et psychologiquement les années de formation et les possibles périodes contractuelles. Exploite les ressources locales (bourses FRQ, programmes postdoctoraux, ateliers de pédagogie universitaire) pour te préparer.

FAQ

Quel est le parcours le plus rapide pour devenir professeur(e) d’université au Québec?

Le parcours le plus direct : baccalauréat (3 ans), maîtrise (1-2 ans) si nécessaire, doctorat (3-6 ans). Dans certains cas, des postes de chargé de cours peuvent être accessibles après la maîtrise, mais pour un poste menant à la titularisation, le doctorat reste généralement requis. Un postdoc peut suivre le doctorat pour renforcer ton dossier.

Est-il possible d’enseigner à l’université sans doctorat?

Oui, des chargés de cours et des enseignants contractuels peuvent enseigner sans doctorat, surtout si tu as une expertise professionnelle reconnue ou une maîtrise. Toutefois, pour un poste permanent (assistant/associate professor menant à la tenure), le doctorat est habituellement demandé.

Quelles disciplines offrent le plus d’opportunités au Québec?

Les disciplines en demande évoluent, mais généralement : sciences de la santé, génie, technologies de l’information, sciences naturelles, et certains domaines appliqués offrent davantage d’opportunités. Les humanités et certaines sciences sociales sont plus compétitives pour les postes permanents.

Comment améliorer mes chances d’obtenir un poste professoral?

  • Publie régulièrement dans des revues reconnues.
  • Obtiens des subventions et des financements.
  • Acquiers de l’expérience d’enseignement et d’encadrement.
  • Développe un réseau national et international.
  • Fais du postdoctorat dans un laboratoire ou groupe réputé.

Où trouver des offres d’emploi pour professeur(e) au Québec?

Consulte les sites RH des universités (ex. Université de Montréal, McGill, Université Laval, UQAM), les portails universitaires et le site Emploi-Québec. Les facultés publient aussi sur leurs réseaux et listes de diffusion disciplinaires.

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