Tu veux travailler en soutien aux cours pratiques et aux laboratoires au Québec? As-tu déjà pensé au rôle d’Auxiliaire dʼenseignement (Correcteur assistant de labo) et à ce que cela demande au quotidien?
Description du poste
Le poste d’Auxiliaire d’enseignement (Correcteur assistant de labo) au Québec regroupe des tâches pédagogiques et techniques : tu aides l’enseignant ou le professeur lors des séances de laboratoire, tu prépares le matériel, tu veilles au respect des règles de sécurité, et tu peux corriger des travaux pratiques et des rapports. Ce rôle existe dans les cégeps, les universités, les centres de formation professionnelle et parfois dans les écoles secondaires offrant des volets techniques. On parle aussi de « chargé de travaux pratiques », « assistant de laboratoire » ou « correcteur de TP » selon l’établissement.
En tant qu’auxiliaire, tu es un relais entre l’enseignant et les étudiants : tu observes, tu corriges, tu guides et tu assures le bon déroulement des manipulations. Tu dois être à la fois pédagogue, rigoureux et familier avec les techniques de laboratoire propres à ta discipline (chimie, biologie, physique, biotechnologie, etc.).
Quotidien du métier
- Arriver avant la séance pour préparer la salle et les consommables.
- Vérifier les équipements (hotte, centrifugeuse, balances, pipettes) et consigner les anomalies.
- Accueillir les étudiants, expliquer les consignes de sécurité et les objectifs du TP.
- Surveiller les manipulations pour assurer la sécurité et la conformité aux protocoles.
- Aider les étudiants à comprendre la méthode et à interpréter des résultats.
- Corriger ou co-corriger des rapports, grilles d’évaluation ou fiches de laboratoire.
- Trier, nettoyer et ranger le matériel; stériliser ou éliminer les déchets selon les normes.
- Communiquer avec l’enseignant sur l’avancement du groupe et les problèmes rencontrés.
- Tenir à jour des registres d’utilisation d’équipement et des journaux de laboratoire.
- Participer parfois à la conception d’exercices ou à la mise à jour des guides de laboratoire.
Tâches principales
- Préparer le matériel et les réactifs.
- Vérifier la sécurité avant et après les séances.
- Superviser les manipulations pratiques.
- Aider individuellement ou en petit groupe les étudiants.
- Corriger les travaux pratiques et attribuer des notes selon les grilles.
- Rédiger des comptes rendus d’incident ou de bris d’équipement.
- Faire l’entretien de base des instruments.
- Assurer la conformité aux procédures CNESST et aux politiques institutionnelles.
- Participer aux réunions pédagogiques et faire remonter les besoins matériels.
Formation requise
Pour devenir Auxiliaire dʼenseignement (Correcteur assistant de labo) au Québec, il n’y a pas une seule voie précise : le niveau exigé dépend de l’établissement et du domaine. Voici les parcours les plus fréquents.
Diplômes possibles (DEP, DEC, BAC)
- DEP : rare pour ce poste précis, mais certains DEP techniques (par ex. DEP en procédés industriels — selon les tâches) peuvent suffire pour des postes d’assistant technique en milieu scolaire secondaire ou centres de formation.
- DEC technique (3 ans) : Techniques de laboratoire — biotechnologies, Techniques de laboratoire médical, ou autres DEC en sciences appliquées. Ce sont des voies fréquentes pour des postes techniques en cégep et laboratoires éducatifs.
- DEC préuniversitaire (2 ans) : DEC en Sciences (profil nature, mathématiques) peut être accepté pour des rôles d’assistant dans certains contextes pédagogiques.
- Baccalauréat (BAC, 3-4 ans) : Baccalauréat en biologie, chimie, biochimie, physique, biotechnologie ou en enseignement selon le niveau. Les universités exigent souvent un BAC pour être auxiliaire d’enseignement (surtout en enseignement universitaire) ou pour corriger des travaux complexes.
Durée des études
- DEP : varie (généralement 1 à 2 ans selon le programme).
- DEC technique : environ 3 ans au cégep.
- DEC préuniversitaire : 2 ans.
- Baccalauréat : 3 ans (souvent) pour les programmes offerts au Québec; certains programmes spécialisés peuvent durer 4 ans.
Où étudier ?
Tu peux te former dans plusieurs cégeps et universités québécoises. Plutôt que d’énumérer des programmes qui changent, voici des institutions et ressources fiables où chercher les formations pertinentes :
- Cégeps (programmes techniques en laboratoire) — consulte la liste des cégeps et leurs offres de formation : https://www.quebec.ca/education/college/
- Universités (baccalauréats en sciences) :
- Université de Montréal — Baccalauréat en biologie/chimie : https://admission.umontreal.ca/programmes/
- Université Laval — Faculté des sciences et de génie : https://www.ulaval.ca/
- McGill University — Faculté des sciences : https://www.mcgill.ca/science/
- Université du Québec à Montréal (UQAM) / UQTR selon la discipline : https://etudier.uqam.ca/
- Formation continue et perfectionnement : la plupart des cégeps offrent des microprogrammes et de la formation continue (WHMIS, biosécurité, normes de laboratoire).
- Information sur les métiers et débouchés (Emploi-Québec) : https://www.quebec.ca/emploi/metiers/
Note : consulte toujours la page du programme sur le site de l’établissement pour connaître les dates, prérequis et la reconnaissance du diplôme.
Salaire et conditions
Salaire
Les salaires varient grandement selon le milieu (cégep, université, privé), le statut (contractuel, temps partiel, régulier) et le diplôme.
- Débutant : souvent entre 18 $ et 24 $/heure pour des postes d’auxiliaire d’enseignement à temps partiel ou sessionnel dans les cégeps et universités.
- Expérimenté / Technicien confirmé : de 25 $ à 38 $/heure selon la spécialisation et l’expérience; les techniciens de laboratoire permanents en milieu institutionnel peuvent atteindre des salaires annuels équivalents de 45 000 $ à 70 000 $ ou plus selon responsabilités.
- Les postes permanents à temps plein offrent souvent avantages (assurance, régime de retraite) dans le secteur public et para-public.
Ces chiffres sont des estimations : consulte les grilles salariales de l’établissement ou les offres d’emploi pour une valeur précise.
Conditions de travail
- Poste souvent à horaire variable : beaucoup d’heures pendant les sessions pratiques, moins l’été.
- Travail en laboratoire : exposition possible à produits chimiques, agents biologiques — nécessité d’appliquer les règles de sécurité (EPI, ventilation, élimination des déchets).
- Contrats sessionnels fréquents pour les auxiliaires d’enseignement; possibilité d’emploi stable si poste technique ou technicien.
- Possibilité de travail de soir ou fins de semaine pour correction ou préparation.
Perspectives d’emploi
- Les besoins en personnel de soutien pédagogique demeurent stables dans les cégeps et universités, surtout dans les disciplines scientifiques où les laboratoires sont nombreux.
- Les secteurs de la santé, biotechnologie et industries pharmaceutiques offrent des débouchés pour les techniciens de laboratoire qui veulent évoluer hors du milieu scolaire.
- Pour des perspectives chiffrées et régionales, consulte Emploi-Québec : https://www.quebec.ca/emploi/metiers/ et la section « Perspectives d’emploi » du gouvernement.
Compétences clés
Soft skills (compétences humaines)
- Communication : expliquer clairement des procédures, donner du feedback constructif.
- Pédagogie : savoir adapter son aide selon le niveau des étudiants.
- Patience et empathie : travailler avec des apprenants variés.
- Rigueur et sens de l’organisation : respecter protocoles et échéances, tenir des registres.
- Gestion du stress : intervenir rapidement en cas d’incident en laboratoire.
- Travail d’équipe : collaborer avec enseignants, autres techniciens et personnel administratif.
Hard skills (compétences techniques)
- Connaissances en méthodes de laboratoire : pipetage, préparation de solutions, techniques analytiques de base.
- Maîtrise des équipements : centrifugeuses, microscopes, spectrophotomètres, balances analytiques.
- Sécurité en laboratoire : WHMIS, manipulation d’agents biologiques, règles CNESST.
- Correction et évaluation : utilisation de grilles d’évaluation, notation juste et cohérente.
- Informatique : Excel, logiciels de gestion de notes, plateformes d’apprentissage (Moodle, Brightspace).
- Documentation : rédaction de protocoles, registres d’entretien, rapports d’incident.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Expérience pédagogique : excellent tremplin pour une carrière en enseignement ou en recherche.
- Variété des tâches : enseigner, corriger, manipuler, réparer, documenter.
- Flexibilité : postes à temps partiel compatibles avec études ou autres emplois.
- Possibilités d’évolution : technicien(ne) de laboratoire, chargé(e) de TP senior, coordinateur de laboratoire.
- Contribuer à la formation des étudiants et voir leurs progrès.
Inconvénients
- Rémunération variable : beaucoup de postes sont sessionnels ou à temps partiel.
- Exposition aux risques : manipulation de produits dangereux si on ne respecte pas les normes.
- Charge de travail concentrée : périodes intenses pendant les sessions de laboratoire.
- Moins de reconnaissance que les enseignants titulaires malgré l’expertise technique.
- Emplois pouvant être précaires selon l’établissement.
Avis d’expert
Si tu vises ce rôle, commence par identifier ta discipline (biologie, chimie, physique, technologie). Si tu as déjà un DEC technique ou un BAC scientifique, mets en valeur dans ton CV tes manipulations concrètes (types d’appareils, méthodes, projets) et tes expériences pédagogiques (tutorat, aide en classe). Obtiens ou renouvelle rapidement les certifications recherchées : WHMIS, certificat de manipulation d’agents biologiques si applicables, réanimation/PRÉM/CPR si l’établissement l’exige.
Cherche des occasions de te faire connaître localement : offres d’emploi sur les sites des cégeps et universités, bureaux des stages, réseaux professionnels (LinkedIn), et participe à des activités de recherche ou de soutien en laboratoire. Pour les postes sessionnels, adresse-toi directement aux départements concernés (ex. Département de chimie d’un cégep) : plusieurs postes ne sont pas publiés sur les gros portails.
Enfin, si tu veux évoluer vers un poste permanent avec meilleure rémunération, vise le statut de technicien de laboratoire ou un baccalauréat suivi d’une expérience en enseignement. Le milieu académique valorise souvent la double compétence : pédagogie + technique.
Ressources officielles utiles :
- Emploi-Québec — métiers et perspectives : https://www.quebec.ca/emploi/metiers/
- CNESST (sécurité du travail au Québec) : https://www.cnesst.gouv.qc.ca/
- Liste des établissements d’enseignement collégial et universitaire : https://www.quebec.ca/education/college/
FAQ
Puis-je être auxiliaire d’enseignement sans diplôme collégial ou universitaire?
Oui, dans certains cas. Des étudiants avancés au baccalauréat, des diplômés d’un DEC technique, ou même des techniciens expérimentés peuvent être embauchés comme auxiliaires. Toutefois, pour des responsabilités plus élevées (correction de travaux complexes, supervision complète de TP), un DEC technique ou un baccalauréat est souvent préféré ou exigé.
Quelles certifications sont obligatoires pour travailler en laboratoire au Québec?
Les exigences varient selon l’établissement et la discipline. Les certifications courantes demandées sont WHMIS (méthodes de prévention des risques chimiques), formations en biosécurité pour la manipulation d’organismes, et parfois la formation en premiers soins/CPR. Vérifie les exigences précises auprès de l’employeur ou du département.
Comment augmenter mes chances d’obtenir un poste permanent?
Accumule de l’expérience (contrats sessionnels, tutoriat), obtiens des certifications reconnues, diversifie tes compétences techniques, et vise des postes techniques permanents (technicien de laboratoire). Le réseautage au sein des départements et la participation à des projets de recherche favorisent souvent la transition vers un poste stable.
Le travail est-il possible à temps plein dans les établissements d’enseignement?
Oui, mais plus souvent sous forme de postes de technicien de laboratoire permanents ou de postes administratifs liés aux laboratoires. Les postes d’auxiliaire d’enseignement sont fréquemment à temps partiel ou saisonniers, surtout s’il s’agit uniquement de correction ou d’assistance lors des sessions.
Quels sont les risques professionnels et comment s’en protéger?
Risques : exposition à produits chimiques, agents biologiques, coupures, brûlures. Protection : respecter les protocoles, porter les équipements de protection individuelle (EPI), suivre les formations de sécurité, tenir à jour les fiches signalétiques (FS) et utiliser les équipements de ventilation appropriés. Consulter la CNESST pour les normes et bonnes pratiques : https://www.cnesst.gouv.qc.ca/
