Te vois-tu travailler en hauteur, assembler des poutres d’acier qui feront partie d’un gratte‑ciel ou d’un grand entrepôt? Ce métier pourrait te plaire si tu aimes le travail pratique, la précision et le travail en équipe.
Description du poste
Le Monteur dʼassemblage métallique (structure dʼacier pour gratte‑ciels/entrepôts) installe, fixe et assemble les éléments de charpente d’acier sur les chantiers de construction lourde (immeubles à plusieurs étages, centres de distribution, entrepôts industriels, ponts d’acier, etc.). Tu travailles principalement sur des chantiers en hauteur, souvent avec une équipe pluridisciplinaire (soudeurs, grutiers, contremaîtres, ingénieurs).
Quotidien du métier
Ton quotidien varie selon la phase du chantier : réception et vérification des pièces en acier, assemblage au sol, levage et pose en hauteur, ajustements, soudure légère et fixation par boulons, vérification de l’alignement et conformité aux plans, nettoyage du poste de travail. Une grande part du travail se fait à l’extérieur, parfois dans des conditions météo difficiles.
Tâches principales
- Lire et interpréter des plans et croquis d’assemblage.
- Assembler et positionner des poutres, colonnes et treillis en acier.
- Fixer les pièces à l’aide de boulons et d’équipements mécaniques.
- Effectuer des soudures d’appoint ou collaborer avec un soudeur certifié.
- Assurer l’alignement et la verticalité des structures selon les tolérances.
- Installer des ancrages et dispositifs de sécurité temporaires.
- Travailler en hauteur avec harnais, échelles et échafaudages.
- Collaborer avec le grutier pour les levages de charges.
- Vérifier la qualité et signaler les non‑conformités.
- Maintenir et ranger les outils et équipements.
Formation requise
Il n’y a pas une seule voie unique : plusieurs parcours te permettront d’accéder au métier selon le niveau de responsabilités que tu vises.
Diplômes possibles
- DEP (Diplôme d’études professionnelles) : DEP en Soudage‑montage ou DEP en Assemblage de structures métalliques (selon l’offre locale). Le DEP vise les compétences opérationnelles de base pour travailler sur les chantiers.
- DEC (Diplôme d’études collégiales) : DEC en Techniques de génie mécanique, Techniques de génie civil (construction) ou autres programmes techniques qui donnent des connaissances plus théoriques et de gestion.
- BAC (Baccalauréat) : pour viser des postes de coordonnateur technique, chef d’équipe ou gestion de projets, un Baccalauréat en génie civil ou en génie mécanique (ou un BASc) est utile.
Durée des études
- DEP : généralement 9 à 18 mois à temps plein, selon le programme et la formule (condensée ou régulière).
- DEC : 2 ans à temps plein (programme technique).
- Baccalauréat : 3 à 4 ans (après le cégep, ou 4 ans en formation régulière pour les admissions directes selon le cheminement).
Où étudier ? (exemples et liens utiles)
- École des métiers de la construction de Montréal (EMCM) — https://emcm.qc.ca
- Cégep de Trois‑Rivières — https://www.cegeptr.qc.ca (DEC Techniques de génie mécanique)
- Cégep Édouard‑Montpetit — https://www.cegepmontpetit.ca (programmes techniques reliés)
- Pour chercher un DEP en Soudage‑montage ou équivalent : page officielle du ministère de l’Éducation sur la formation professionnelle — https://www.quebec.ca/education/formation-professionnelle/
- Informations sur l’apprentissage et la qualification dans le secteur de la construction : Commission de la construction du Québec (CCQ) — https://www.ccq.org
- Perspectives d’emploi et données du marché : Emploi‑Québec — https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca et Guichet‑Emplois/Job Bank Canada — https://www.jobbank.gc.ca
(Consulte chaque établissement pour connaître l’offre précise; les intitulés de programmes peuvent varier selon la région.)
Salaire et conditions
Salaire débutant vs expérimenté
- Débutant (après DEP ou première année d’apprentissage) : environ 18 $ à 25 $/heure.
- Monteur expérimenté (plusieurs années, compétences en hauteur/soudage) : 25 $ à 40 $/heure, parfois plus dans des zones urbaines ou pour des postes spécialisés.
- En milieu syndiqué (construction) et selon la CCQ, certains monteurs atteignent 30 $–45 $/heure selon l’expérience et la classification.
- À l’année, cela représente approximativement 40 000 $ à 90 000 $ selon les heures, les primes et les chantiers.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur et varient selon la région, l’employeur, l’appartenance syndicale (FTQ, CSN) et le type de chantier (gratte‑ciel vs entrepôt).
Conditions de travail
- Travail en hauteur, à l’extérieur, parfois en conditions extrêmes (froid, vent, pluie).
- Exposition à bruit, poussières, manipulation de charges lourdes.
- Exigences de sécurité élevées : port du harnais, casque, protection auditive, lunettes, bottes de sécurité.
- Possibilité de déplacements entre chantiers; rythme parfois soutenu et horaires variables (heures supplémentaires possibles).
- Beaucoup de travail en équipe et sous supervision de contremaître/ingénieur.
Perspectives d’emploi
- Le secteur de la construction au Québec reste cyclique mais la demande pour monteurs d’acier se maintient sur les grands projets (infrastructures, centres logistiques, tours à logements).
- Pour des données officielles : consulte Emploi‑Québec (statistiques régionales et perspectives) — https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca et le site Job Bank Canada pour les tendances de l’emploi par métier — https://www.jobbank.gc.ca
Compétences clés
Soft skills (compétences humaines)
- Sens de la sécurité : respecter et promouvoir les normes (harnais, échafaudages, procédures).
- Travail d’équipe : coordination avec grutiers, soudeurs et contremaîtres.
- Rigueur et précision : respecter tolérances dimensionnelles et plans.
- Endurance physique : capacité à travailler en hauteur et porter des charges.
- Résolution de problèmes : ajuster des pièces sur le chantier, improviser des solutions sûres.
- Communication : transmettre clairement des repères et consignes lors des levages.
Hard skills (compétences techniques)
- Lecture de plans et dessins techniques (isométriques, plans d’assemblage).
- Techniques d’assemblage : boulonnage, plaques d’ancrage, alignement.
- Connaissances en soudage d’appoint et compréhension des procédés (MIG, SMAW) même si le soudage complet est souvent confié à un soudeur certifié.
- Utilisation d’outils : clés dynamométriques, perceuses à main, systèmes de levage, pinces de serrage.
- Travail en hauteur et manipulation sécuritaire des équipements de levage.
- Inspection visuelle et utilisation d’outils de mesure (niveau, fil à plomb, laser).
Avantages et inconvénients
Avantages
- Métier concret et visible : tu vois le résultat tangible de ton travail (immeubles, entrepôts).
- Bon potentiel de salaire pour les expérimentés et ceux qui se spécialisent.
- Demande sur grands chantiers : projets urbains et industriels.
- Possibilité d’évolution vers chef d’équipe, contremaître, estimateur ou coordinateur de montage.
- Environnement dynamique : chaque chantier est différent.
Inconvénients
- Travail physique et parfois dangereux : hauteur, lourdes charges, conditions météo.
- Horaires irréguliers et déplacements fréquents selon les chantiers.
- Stress lié aux délais et à la coordination des levages.
- Exposition au bruit et risques de blessures si les règles de sécurité ne sont pas respectées.
Avis d’expert
Si tu t’intéresses à ce métier, commence par une expérience terrain : stages, emplois saisonniers ou même visite de chantier encadrée. Un DEP en Soudage‑montage ou une AEP/ASP en assemblage te donnera des compétences pratiques rapides pour te rendre employable. Si tu veux évoluer vers la coordination ou la gestion, complète par un DEC en techniques de génie civil ou un baccalauréat en génie.
Priorise la sécurité : faire reconnaître des certifications en sécurité (travail en hauteur, SST, formation CCQ) augmente ta valeur sur le marché. Rejoins un réseau ou une association locale (ex. syndicats ou regroupements de la construction) pour suivre les opportunités, les taux de rémunération et la formation continue.
Investis aussi dans des compétences complémentaires : lecture 3D (modèles BIM légers) est un atout sur les grands chantiers modernes, tout comme la connaissance des méthodes d’assemblage préfabriquées.
FAQ
1) Est‑ce que je peux commencer sans diplôme et me former sur le tas?
Oui. Plusieurs employeurs embauchent des aides‑monteurs sans diplôme et offrent une formation sur le chantier. Toutefois, un DEP ou une formation certifiante accélère ta progression salariale et ton accès à des postes plus responsables. La formation montre aussi que tu maîtrises les règles de sécurité.
2) Quelles certifications de sécurité sont souvent exigées au Québec?
Les formations souvent demandées sont : Formation de travail en hauteur, SST (Service de sécurité de chantier), certificats liés aux échafaudages et formation CCQ pour la construction. Ces formations sont exigées sur plusieurs chantiers et peuvent être obligatoires pour obtenir un poste.
3) Le travail est‑il saisonnier au Québec?
Le travail peut être saisonnier selon la région et le type de chantier : en extérieur, l’hiver peut réduire certains travaux, mais des projets intérieurs ou en milieux urbains continuent souvent toute l’année. Les grands projets maintiennent une demande régulière.
4) Comment évoluer vers un poste de chef d’équipe ou coordonnateur?
Accumule de l’expérience sur le terrain, prends des formations en lecture de plans, gestion de chantier, et santé‑sécurité, et vise un DEC en techniques professionnelles ou des certificats en gestion. La capacité à lire les plans, gérer une équipe et coordonner des levages est essentielle pour progresser.
5) Est‑il possible de travailler à l’international avec ce métier?
Oui, les compétences en montage d’acier sont recherchées à l’étranger. Cependant, tu devras parfois obtenir des certifications locales (ex. normes de soudage, équivalences) et connaître les règles de sécurité locales. L’expérience sur projets complexes au Québec est un atout pour postuler ailleurs.
Pour plus de renseignements sur les programmes et la réglementation au Québec, consulte Emploi‑Québec (https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca), la Commission de la construction du Québec (https://www.ccq.org) et le répertoire des centres de formation professionnelle du ministère de l’Éducation (https://www.quebec.ca/education/formation-professionnelle/).
